Les belles choses…

Dimanche après midi, il est 16 heures, le week end s’achève, vient le moment où je devrais travailler, continuer à raconter, à faire le récit de cette histoire qui visiblement continue à passionner un lectorat qui en deux semaines aura fait grimper mes statistiques de plus de 1400%, après avoir écrit la semaine dernière sur cette ombre qui toujours plana sur elle et qui après deux années finit par l’étouffer, je devrais vous parler cette semaine de sa beauté, de son mystère, de ce lien qui un jour venant de nulle part s’est crée, vous dire comment un miracle a eu lieu, après avoir dit la tragédie je devrais vous parler des belles choses…!

Les belles choses…L’amour, le sentiment, le bonheur, les petits et les grands mots, ces idées que pendant longtemps je n’ai pas voulu voir sinon pour les mépriser, tous ces mots par lesquels il faut bien passer quand on a quinze ans mais qui sont déja cette bluette sirupeuse inacceptable à celui qui se voit lucide, ces mots ridicules, cons et puérils juste bons à servir de supports aux revasseries de toutes les braves mémères du monde…!

Ces mots au travers desquels je suis passé toute une vie, dans un combat pour l’indépendance, le respect, la légèreté et le plaisir…Qu’elles étaient belles mes certitudes !
Le respect ne passe que par la liberté de l’autre et la sienne, ne jamais etre ni possédé ni possessif, la séduction elle meme est une escroquerie, si elle n’est pas légère, humoristique et consciente d’etre un jeu, elle vire à la manipulation, la vie quotidienne partagée, signe la mort de tout ce qui vous unissait à l’autre, on ne se rencontre plus, il n’y a plus de tables à renverser, plus de souffle ni de désir, juste le meme ikéa qu’avant à traverser…Avec en plus un boulet à vos pattes quand vous montez le meuble…!

Oui elles étaient belles ces certitudes, battantes, modernes et urbaines, les rencontres étaient belles, les bouts de vie partagées ne sombraient jamais ailleurs que dans l’intensité et s’achevaient la plupart du temps dans l’amitié et la conviction d’avoir pleinement vécu le meilleur des choses, parfois bien sur il arrivait que quelque chose en plus pointe le bout de son nez, alors il fallait fuir, pas héroique mais c’était le jeu…!

Elles étaient belles ces certitudes, elles ont accompagné vingt ans de vie, elles m’ont fait une vie, elle aussi elle était belle, toujours en mouvement, active, variée et riche, d’univers en univers, de découvertes en découvertes, légères, droles, créatives et vivantes les rencontres, les moments étaient des dons du ciel qui échappaient à la fuite des jours, l’équilibre parfait, la paix devant les commodes à monter et la magie des plus beaux soirs, des plus belles nuits partagée, je n’étais meme pas célibataire, j’étais vivant, la passion n’a pas de statut légal, elle se vit, je vivais…!

Un jour sans crier gare, quelqu’un est venu vers moi, est entré en moi, m’a montré ce qu’était le bonheur, la joie de ne pas etre seul, un jour quelqu’un par sa simplicité et sa bonté, sa lumière naturelle m’a sans que je m’en rende compte apprivoisé, naturellement je me suis livré, j’ai tout donné de moi et pour la première fois des mots ne m’ont plus fait rire, ils montaient du plus profond de mon etre et me bouleversaient, ils étaient un besoin comme moi pour la première fois j’avais besoin de quelqu’un, sans elle ma vie n’était plus…!

Et j’aimais ça, j’aimais ce besoin, j’aimais ces mots qui n’étaient plus les bonbons fondants des machoires édentées des mémères, mais les mots les plus vrais, les plus beaux, les plus fulgurants du monde, les mots de ce qui vous fait vous lever le matin, les mots de ce qui vous fait vivre, les mots de l’amour…Ce mot qui lui aussi cessait d’etre ridicule, ce mot qui cessait d’etre perdu entre le rose bonbon et le bleu pale pour devenir rouge vif…!

La passion n’était plus une aventure, elle n’était plus cette fulgurante et brève euphorie, cette explosion isolée des sens, elle devenait la vie, elle entrait dans tous les pores de la vie, elle était devenue de l’amour, j’aimais, pour la première fois peut etre, j’avais « rencontré » quelqu’un, pour la première fois j’avais voulu découvrir, comprendre, apprendre quelqu’un, pour la première fois sans doute j’aimais quelqu’un au sens propre, au sens le plus profond du terme, plus que jamais et pour la première fois, dans cette foi, dans ce sentiment, dans ce besoin et ce partage, là je vivais…!

Et mes certitudes ont éclaté, mes certitudes sont mortes, leur compte réglé par ce que m’a apporté une femme exceptionnelle rencontrée au croisement d’une aventure de vie aussi belle que difficile…Ces certitudes, leur vide, la peur que finalement elles contenaient, un regard, un sourire, quelques mots et l’incroyable luminosité d’une ame me l’ont révélé et ma vie s’est arretée, ma vie a commencé, la vie après ma vie…!

elles sont là les belles choses, mais elles sont si belles qu’elles ne se guérissent pas comme ça, j’aimais quelqu’un, j’aimais une femme à en crever, si mes interrogations sur cette souffrance que cette histoire a portée en elle ont pu, dans la douleur, s’exprimer, me souvenir avec vous de ces moments, de ces heures, de ces mots, de ces promesses qui étaient celles d’une vie est encore impossible, je cache, je m’éparpille, j’évite de fermer les yeux et m’efforce d’écouter les raisons qui se veulent tendres, mais j’aimais à en crever et je crève d’aimer…!

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